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jeudi 24 mai 2012

Jamais deux sans trois... Full Metal Panic! The Second Raid

C'est avec une certaine appréhension que je débutais le premier épisode de Full Metal Panic! The Second Raid, pour la simple et bonne raison que les deux séries précédentes avaient plus ou moins confirmé mes dires à savoir que je préfère inéluctablement des moments plus légers et folâtres aux arcs se réclamant d'un sérieux à toute épreuve. Or le constat est là et on ne peut le nier: The Second Raid, c'est en aucun cas Sousuke et Chidori batifolant ensemble à la plage ou qui essaye de régler une petite gêne pour le lycée, mais plutôt la Mithril apportant son soutien aux petits du Tiers-Monde afin de mettre fin à la pauvreté (nuance à émettre, tout n'est pas aussi rose bonbon) et  évincer la corruption... Quel changement radical...

Studio: KyotoAnimation
Tiré d'un: Light-Novel
Cela parle: des (més)aventures de Sagara Sousuke (n'ayant toujours pas réussi à s'intégrer à la société nippone) avec la Mithril (organisation ultra-secrète entrainant des mercenaires ultra-secrets) afin de régler le problème de corruption et de trafic d'armes à travers le monde, ils vont néanmoins tomber sur une organisation pour le moins délicate à évincer...


Un seul mot me vient à l'esprit en me remémorant certains passages du premier épisode: le terme "action"... En effet, si comme moi vous considériez que Full Metal Panic (la version de 2002) manquait cruellement de scènes d'actions jouissives, eh bien dans mes bras mes frères, Kyoto Animation a entendu votre appel ! En effet, l'humour de Fumoffu c'était sympathique, mais il faut savoir y mettre fin: place aux mechas avec des combats à n'en plus finir durant l'intégralité de ce premier épisode et... Ah Chidori, bien il semble que nous ayons enfin quitté le Tiers-monde pour rejoindre la vie tranquille du lyc... En fait non, une petite scène pour nous montrer que Chidori est encore vivante, cela peut avoir de l'utilité n'est-ce pas ? Puisque l'on peut douter fortement que nous sommes devant du Full Metal Panic que l'on a connu rien qu'avec le premier épisode

Je caricature volontairement me direz-vous, mais c'est pour bien pointer du doigt le fait que l'on est allègrement passé à un autre cap, on ne boxe plus dans la même cour: souvenez-vous avec la copie rendue par Gonzo, Full Metal Panic premier du nom alternait l'humour et le sérieux entre des épisodes n'ayant rien à nous conter si ce n'est la vie relativement délicate de Sousuke dans un lycée et une histoire plus sérieuse, plus "poussée" (une fois encore nuance à émettre) s'étalant sur plusieurs épisodes où l'on avait un véritable méchant, eh bien ce schéma a été pour le moins brisé avec The Second Raid. Fini les épisodes slice of life, pour ne plus qu'avoir des bribes de petites scènes rigolotes à l'image des volets précédents pendant des scènes plus dramatiques: le meilleur exemple restera l'alternance entre la poursuite du pervers souhaitant se venger de Chidori et la tuerie orchestrée par l'antagoniste de la série (sacré décalage, on a dû mal à prendre cette alternance à la légère)...

Néanmoins c'est bien beau de vous faire une petite présentation sommaire de ce qui vous attend avec le visionnage de The Second Raid, mais le but de l'article est quand même de vous donner mon avis, et n'y allons par quatre chemins, puisque force est de constater que j'ai grandement apprécié cet opus même si c'était loin d'être gagné: je tiens à préciser que je me suis royalement fait chier (on préfèrera le terme "ennuyer" pour rester poli) lors du visionnage du premier épisode: "cela bouge bien", de bonnes scènes d'actions certes, mais ce n'est pas vraiment ce que j'attends d'un Full Metal Panic à la base sachant que le duo Sousuke/Chidori répond aux abonnés absents... Oui vous ne rêvez pas, le duo qui entrainait toute la dynamique des deux séries précédentes est absent, ou tout il serait plus juste de proclamer qu'il a une place plus réduite au sein de l’œuvre...

Et même malgré cette surprise de taille (surprise pour le moins désagréable, n'y allons pas par autre chemins), j'ai plutôt bien aimé (essayer de faire la même chose dans les deux séries précédentes, et vous constaterez de la catastrophe). L'absence de ce duo phare permet aux deux personnages de se développer en parallèle, l'un intrigué par ce qu'elle peut devenir et sur sa position au sein de la Mithril, l'autre angoissée à l'idée de ne plus retrouver Sousuke, d'être à nouveau seule. Outre, ces deux protagonistes, il faut bien avouer que l'on s'intéresse davantage aux autres personnages, et oui c'est un sacré plus pour ma part (petite piqure de rappel, j'avais proclamé à maintes reprises durant mes critiques précédentes que les personnages secondaires ne servaient qu'à mettre en valeur le duo évoqué précédemment, c'est un peu moins vrai ici): restons néanmoins un tant soit peu réaliste, leur développement est superficiel mais cela fait toujours plaisir de voir que leur temps de présence a été rehaussé (Kurz et Mao ont le droit à quelques scènes d'actions assez classes dans leur genre, ce qui est une excellente chose). De plus, The Second Raid nous offre un antagoniste relativement intéressant de par son comportement on ne peut plus déjanté (classique, mais le genre de "méchant"que l'on apprécie détester, il remplit à merveille son rôle de salopard).

Pour ce qui du synopsis de base, on est assez loin des arcs prévisibles de la première saison (l'histoire qui nous est contée se révèle être assez sombre, ce qui est plaisant), cependant ne comptez guère sur moi pour proclamer qu'il s'agit d'une révolution: les évènements s'enchainent remarquablement bien, les quelques petits retournements de situations sont dans l'ensemble plutôt réussis, les interactions entrainées par ce scénario sont bonnes, cela se laisse suivre comme un bon blockbuster mais cela ne révolutionnera aucunement le genre, l'anime n'en a d'ailleurs jamais eu la prétention. Après ce n'est pas parfait où l'on peut allègrement pinailler sur des détails, certains passages sont assez lourds à la longue (je vise notamment le changement radical de personnalité pour Sousuke, une sacré surprise pour le spectateur que j'ai été et qui a surtout grandement attisé ma curiosité, cependant le voir se comporter comme un "Shinji Ikari" devient assez lassant à la longue il faut en convenir), les deux chinoises (répondant au nom de Xia ou un prénom du genre, vous voyez où je veux en venir de toute manière) n'ont strictement aucun charismes, de ce fait leurs scènes mélo-dramatiques sont loin d'être les moments forts de l'anime...

Sauf que le constat est bien là (j'imagine que vous n'avez pas manqué de remarquer que j'aime employer cette expression) et je n'ai guère d'autres choix que de le reconnaître: The Second Raid reste une réussite indéniable pour la richesse de son scénario, cette suite étant à des kilomètres de l'ambiance proposée par l'anime de Gonzo. Un excellent blockbuster divertissant en somme (remplissant sa fonction première à ne pas en douter) qui démontre bien que Full Metal Panic cela peut proposer du "sérieux", du "sombre" et pour autant rester tout aussi addictif (je peux chipoter en proclamant que je préfère encore de peu la version Fumoffu, mais je pense que tout le monde s'en fiche, donc). Bref cela me conférerait presque l'envie de m'intéresser davantage à la version Light-Novel et à l'adaptation manga, chapeau bas Kyoani, c'était loin d'être gagné...

dimanche 20 mai 2012

Épopée Full Metal Panic (deuxième partie): Full Metal Panic? Fumoffu !

Sous un titre pour le moins "epic", on continue ensemble notre petit périple sur la saga Full Metal Panic (généralement considéré par beaucoup comme immanquable, culte et je vous passe le blabla habituel qui va avec...) avec cette fois-ci le spin-off répondant au nom de Fumoffu. En effet changement de studio avec cette fois-ci une valeur assez sûre, puisqu'il s'agit de Kyoto Animation à qui l'on doit les réussites incontestables: Suzumiya Haruhi No Yuuutsu, Lucky Star, Clannad ect... Kyoto Animation qui a eu la merveilleuse idée ce couper la poire en faisant deux séries bien distinctes: Fumoffu (le cas que nous épluchons ci-présent) qui regroupe les meilleurs moments humoristiques du Light-Novel et The second Raid (quant à lui) proposant les soi-disant moments les plus sombres  de la saga, ce qui résout un tant soit peu le problème de la qualité assez variable de Full Metal Panic premier du nom (qui avait un peu le "cul entre deux chaises" entre ses scènes à vocation humoristiques et ses arcs se réclamant d'un certain sérieux général, pardonnez l'expression au passange), il faut en convenir...


Studio: Kyoto Animation
Tiré d'un: Light Novel
Cela parle: toujours de Sousuke Sagara qui possède toujours son talent inné quant à se fourrer dans des situations rocambolesques pour protéger sa belle et exécuter son devoir de soldat...

Parlons un peu structure, puisque la forme est largement différente de ce que nous avait proposé Full Metal Panic un an auparavant: on se retrouve avec des micro-histoires ("short-stories" si vous préférez) traitant à la fois de tout et de rien, se contentant de relater des évènements provenant de la vie ordinaire de notre duo choc. Le spectateur habitué au comédie se réclamant du "slice of life" ne sera aucunement pris en défaut par les thèmes proposés: la plage, la maison hantée (enfin il serait plus juste de parler ici d'hôpital hanté), le conseil des étudiants travaillant d'arrache-pied pour le bien être commun ect... Il n'y a assurément pas de tromperie sur la marchandise, le but est ici de faire rire.

Une comédie légère sans grande prétention donc, et force est constater que Fumoffu s'en sort avec l'honneur: vous reprenez l'humour de la première série en plus déjantée avec un Sousuke toujours aussi peu adapté à des situation qui relèvent pourtant du bon sens, et une Chidori plus qu’agacée par les quiproquos entrainés par son chevalier blanc en armure (ou tout du moins son chevalier armé jusqu'aux dents). l'anime enchaîne les gags et ne se repose jamais une seule seconde: le spectateur n'a guère le temps de souffler ne serait-ce qu'un peu en s'arrêtant sur une blague puisque l'anime en propose déjà une autre. Ce marathon humoristique est fortement aidé par la structure même des ces histoires épisodiques: 12 minutes (ou 24 grand maximum dans quelques petites "anecdotes" nécessitant un "développement" quelque peu plus accru certes, je pense notamment à l'épisode dédié au virus ou celui qui justifie le titre même de l'anime, je vous laisse soin de le découvrir par vous-même), c'est relativement peu et cela évite à l'anime de retomber dans une petite redondance...

Ainsi point de mecha ou de méchant terroriste à éliminer, on s'éloigne de la formule traditionnelle pour rester plus proche d'un Baka To Test To Shoukanjuu  ou Ouran Koukou Host Club,qui contrairement à ses derniers ne caricature pas à l'extrême la romance dans les animes pour au final sombrer dans ce que l'on avait parodié il y a peine quelques épisodes (La saison 2 de Baka To Test se révèle être assez exagérée sur ce point, il en va de même pour Host Club avec les derniers épisodes qui sont pour le moins exécrables). Ce n'est pas le cas de FMP? Fumoffu, on retrouve bien quelques petite scénettes axées vers la romance entre nos deux tourtereaux, ces dernières n'ont cependant aucunement la vocation à faire avancer le schmilblick: cela procure quelques moments pour le moins mignons pour un couple qui l'est tout autant, mais cela n'ira jamais plus loin (teaser le spectateur en quelque sorte).

Tiens justement profitions-en pour discuter un petit peu plus en détail sur le "duo choc" en question: n'y allons pas par quatre chemins, la présence des autres personnages est complètement drainée par le couple Sousuke/Chidori dont le postulat d'un épisode typique de la série se présente comme l'un s'occupant d'enchaîner connerie sur connerie pendant que l'autre tentera généralement en vain de rattraper l'erreur commise et d'essayer tant bien que mal de lui faire la morale (avec généralement des réactions pour le moins exagérées comme les japonais savent si bien le faire). Ainsi des personnages tels que Kazama, Kurz ou encore la flic déjanté dont j'ai oublié le nom seront généralement au service du duo évoqué en question. Certes, vous me direz que j'exagère quelque peu: certains personnages possèdent leur propre "heure de gloire", je pense notamment à Tessa (sa visite à Tokyo va dans ce sens, même si une fois encore le but premier est de pimenter le couple en question, en aucun cas voler la vedette ou très peu) ou bien Kurz et Kazama qui auront le "beau rôle" lors de l'épisode consacré aux sources d'eaux chaudes (mais une fois encore l'élément déclencheur de leurs bêtises, c'est Sousuke avec ses pièges à deux francs). De plus ne nous voilons pas la face, les nombreux rires ne sont que très rarement (voir jamais) occasionnés par des secondaires: honnêtement, on esquisse tout au plus un rictus  pour le caractère faiblard de Kazama ou la curiosité poussée à l'extrême de Kyouko...

Que rajouter de plus: l'animation, c'est jolie, chaleureux et cela bouge relativement bien (là où l'anime de Gonzo pêchait par son action en grand manque de dynamisme), bref une nette amélioration par rapport à la série de 2002. La soundtrack ? Cela dépasse jamais le stade de "musiques d'ambiances dont on en garde qu'un souvenir assez partiel", mais cela fait son job convenablement. Quid du rythme dans ce cas ? Je l'ai plus ou moins évoqué précédemment, la structure même de l'anime permet de ne pas sombrer dans l'ennui par de quelconques évènements tirés en longueurs. Bref, un anime assumant pleinement son côté décalé, volontairement léger mais diablement prenant. On termine le dernier épisode en se disant que merde c'est déjà fini (on en redemande, ce qui est généralement assez positif vous en conviendrez). Fumoffu concrétise ce que j'avais apprécié le plus dans l'univers de FMP, à savoir la richesse de son humour avec ses situations toutes plus débiles les unes que les autres, où l'on ne se prive jamais de rire aux éclats. Toutefois, si vous n'avez jamais réussi à vous accommoder à cet humour, eh bien passez votre chemin puisque ce spin-off aux allures d'une saison 2 n'a strictement aucunes incidences sur la suite (reconnaissons tout de même que cela serait manquer de franches rigolades)...

jeudi 17 mai 2012

J'ai enfin pris le temps de visionner Full Metal Panic...

Fullmetal Alchemist, HunterxHunter, Shakugan No Shana, Welcome To The NHK... Tant d'animes ayant rencontré un succès aussi bien critique que commercial (tout du moins il me semble pour NHK), et que malgré tout je n'ai toujours pas visionné. En effet, on a eu de cesse de me bassiner qu'il fallait que je visionne Fullmetal Alchemist car c'est putain de bon shônen et pourtant il m'est encore inconnu... Non pas que cela ne m'intéresse pas, disons juste que l'occasion ne s'est jamais présentée et que je ne ressens pas pour le moment l'envie pressante de me farcir du FMA pendant 51 épisodes (ou 64 pour la version Brotherhood, au choix). Et pourtant le constat est là: j'ai enfin pris le temps de visionner Full Metal Panic, un anime dont on m'a vanté les mérites, en me rappelant très fréquemment qu'il s'agissait d'un immanquable blablabla, que tout personne se réclamant connaisseur de japanimation se devait de l'avoir visionné blablabla. Et alors qu'il était condamné à suivre le même destin funeste que les séries précitées au début, une occasion ne me laissant guère de marbre a fini par se présenter: 5 euros le coffret Vostfr du spin-off Fumoffu sur le site Manga Distribution, comment résister à la tentation ? Bref dans un élan consumériste, je me suis résigné à débourser cette modique somme, préférant allègrement visionner un anime sur support DVD/Blu-ray que par streaming (non je ne fais pas du zèle), et je me suis dit que tant qu'à faire autant débuter la première série, afin de mieux me lancer dans le visionnage de Fumoffu. Et force est de constater que je ne regrette pas mon choix même si je considère que les termes "culte" ou "immanquable" sont quelque peu exagérés...

Studio: Gonzo
Tiré d'un: Light Novel
Cela parle de: Sousuke Sagara, un militaire hors-pair de l'organisation "Mithril", va être chargée de protéger Chidori Kaname (une étudiante on ne peut plus banale) menacée par une sombre organisation terroriste. Néanmoins notre chère tête blonde se révèle être on ne peut plus expérimenté pour ce qui résulte de la vie ordinaire, il n'a donc pas fini de se fourrer dans des situations on ne peut plus périlleuses...
  
Il est assez étonnant de constater de la capacité de certains animes quant à alterner des moments volontairement humoristiques (où l'anime tombe dans la dérision pour notre plus grand plaisir) et des épisodes consacrés au drame, présentant des scènes fortes en émotion.C'est avec cette catégorie d'animes que l'on peut allègrement ranger Full Metal Panic, puisque si l'anime commence sur un ton plutôt réjouissant (ne se prenant que très peu au sérieux), l'anime finira par proposer au spectateur quelques arcs assez sombres composant une bonne majeur partie de la série et qui sont loin d'être les scènes les plus mémorables de l'anime...

En effet, je ne vais pas m'étendre plus longtemps sur l'humour de la série tant il en est le véritable point fort: je ne cache pas que mes épisodes préférés ont été ceux où ils ne se passent au final pas grand chose, ceux qui s'orientent le plus vers le genre slice of life tout simplement. Des épisodes plus légers en somme mais qui ont suscité un intérêt plus important chez mon humble personne que pour les arcs en eux mêmes, justement parlons-en de ces fameux arcs.

Parlons peu mais parlons bien, il ne s'agit pas de mauvais épisodes loin de là, mais disons que la qualité varie  grandement entre le correct et le très bon: pour schématiser simplement disons que certains épisodes sont inéluctablement très prenants à suivre (le dernier arc de l'anime entre autres) et d'autres où le rythme assez lent finit pas lasser, sans pour autant dire que l'on se fait chier on se passerait volontiers de certains moment tant ils sont assez lourds (le premier arc où Chidori apprend le véritable rôle de Sousuke est loin d'être des plus agréables à visionner, sans pour autant être médiocre, je suis assez confus sur la question pour ne rien vous cacher). Pour le reste, je blâme également le caractère on ne peut plus prévisible de ces dits épisodes, le spectateur saura parfaitement à quoi s'attendre tout au long de la série: regrettable: oui, puisque je ne crache jamais sur un peu de nouveauté. Déplorable ? N'exagérons on reste dans l'ensemble donc du bon classique, agréable à suivre...

Que reste-t'il à traiter... Les personnages ? Si l'on passe outre Sousuke ou Chidori, il faut bien avouer que l'on a pas grand chose à se mettre sous la dent tant les secondaires sont plats. Il faut bien garder à l'esprit que les personnages sont au service du scénario, et non l'inverse, de ce fait leur perception ou une quelconque "psychologie" (le mot est fort, je vous l'accorde) répond aux abandonnés absents de cette première saison de Full Metal Panic. Pour ce qui est de la forme, la copie rendue par Gonzo est propre: l'animation ainsi que le chara-design sont chaleureux pour la rétine, l'OST ne réinvente aucunement le genre mais s'en sort avec les honneurs pour ce qui des musiques de fonds et c'est toujours cela à prendre. Pour la question du rythme, c'est dans l'ensemble assez correct malgré quelques passages tirés en longueur (comme j'ai pu l'évoquer précédemment), cela relève néanmoins du détail et comme dirait l'autre: "on va pas chipoter pour si peu"...

Pour conclure, pouvons-nous proclamer haut et fort que Full Metal Panic est un incontournable, un anime culte ? Soyons honnêtes, non ! Est-il pour autant conseillé de le visionner ? Effectivement, puisque en ce qui me concerne je vous le conseille assez fortement: Full Metal Panic exécute sans peine sa mission première, à savoir de nous divertir, il y a certes une variante de qualité où la série alterne le très bon et le franchement moins bon, mais cela serait passer à côté d'un anime fort agréable en divertissement et diablement fun durant des épisodes se réclamant être plus légers. Je ne regrette donc aucunement d'avoir profité de cette occasion dite en or pour me lancer dans l'aventure, par ailleurs si vous me permettez, il me reste encore un peu d'argent à aller dépenser dans un coffret DVD...

Image provenant de MyanimeList